Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 23:59
Je suis égaré par les présences qui me pensent. Je suis figé fendu des éclats de miroirs brisés. Les enfants restent enfants et font tout pour rester enfants et pourtant ne jouent pas avec les enfants qui ne se battent pas pour être des enfants mais se battent tout court parce qu'ils sont des enfants. Ils sont à la garderie. Tous: les enfants et les enfants. Ils sont en récréation. Moi je suis en création. J'essaie. Je n'arrive pas à être en récréation. Je me trouve rigolo. Je véhicule mon ennui vers un lit bidinal.
Comment vivre sans un toi?
Sans amour propre.
Par Amandine - Publié dans : crutland
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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 23:50
Les chéris, un petit je(u) donc vous devez faire de ce monologue un dialogue ou atre chose.


_ Je voudrais une place non fugueur.
_ Oui, pour deux.
_ C'est vrai chérie, pour trois!
_ Elle est enceintre.
_ C'est la première fois que je mange japonaise.
_ Quand je mens je ris à gauche.
_ Je le sais.
_ C'est ma mère qui me l'a dit.
_ Sois pas jalouse elle est morte!
_ Pardone.
_ J'avais oublié que t'étais ma soeur.
_ Non pardone nous parlons!
_ Changer de place?
_ Mais nous ne fuguons pas!
_ Nous parlons.
_ Vu sous cet ongle...
_ Allons sale fugueurs chérie!
_ Et alors?
_ Dangereux pour les poumons.
_ Oui mais on s'habitue. Si on l'habitue pas... Vaut p'têtre mieux pas qui naisse.
Par Amandine - Publié dans : crutland
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 21:41
Acter c'est placer le mouvement dans l'espace.

( Sampiero renverse la bière par terre ) :

- C'est pas moi qui nettoiera ça. On ne fait pas de la trahison ouverte à Sampiero.

Trahison :
Se sentir trahi. Voilà une belle invention encore que la trahison. Pour trahir que nous faut-il comme ingrédient... De la promesse, de l'amour et du besoin.
Prenez un besoin, appelez-le amour et exigez de l'objet incarnant cet amour une promesse.
Se déplorer trahi n'est ni plus ni moins déclamer sa propre névrose.

C'est que peux vivent les mots et la prononciation et devenue musique de salle d'attente, et parfois je me berce avec plaisir là-dedans, car curieuse donc.
Et quand un mot se prononce masqué je claque des doigts.
Le masque cache ce qui hurle d'avoir. Le masque ne cache pas ce que nous sommes mais bien ce que nous voudrions être.
Et nous voulons des choses ou nous les volons.

Tiens, puis-je vouloir être?

Non ma foie.

Que puis-je espérer pour mon être?

Qu'il me donne le sourire face aux miroirs.

Et prout...
Par Amandine - Publié dans : crutland
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 12:50
"Il était une petite fille curieuse et émotive, qui dût choisir entre la vie et sa représentation. Elle refusa ce choix et erre depuis ce temps hors de la vie et de sa représentation, paisible car curieuse et émotive encore."

SEXPLICATIONS:

D'abord je vais sexpliquer ce qu'est une sexplication. C'est une éspèce d'introduction, sauf queue c'est mieux vu queue le mot est éloquent. Les introductions ça m'énerve, d'ailleurs je dis pas "m'énerve", je dis "m'énerfe", car les gens qui veulent introduire n'en font rien, ils ne font qu'expliquer des choses en faisant semblant qu'ils n'expliquent rien. La sexplication, c'est une petite clé qui est sensée faire réaliser le lecteur que "ex" c'est  "sex", donc que la littérature, c'est du "sexe mais on fait semblant que c'est autrechose". Voilà, il y a une ribambelle de mots assez changés comme ça, crutés, mais je vais pas m'amuser à sexpliquer à chaque foie ce que ça veut dire, car là, ce n'est pas de la littérature, c'est du crut alors c'est monstrueux. La preuve : comme je ne sais pas quoi écrire, je prend un livre au hasard et pif paf pouf, ça commence!

I'M NOT VERY PLATONIK.

Donc déjà je perce l'embrouille de l'Angleterre.
( I = JE )
I se prononce mal, pardon, aïe.
Les anglais ont mal.
( I = 1 )
Donc les anglais sont tout seuls.
Enfin c'est ce qu'ils disent, je n'y peux rien.
Donc je suis tombée sur "La républik" de Platon. Je le cite au pif :

"Il est donc impossible aussi, repris-je, qu'un dieu consente à se transformer; chacun des dieux étant le plus beau et le meilleur possible, reste toujours avec simplicité dans la forme qui lui est propre."

Bon; je relis cette citation et je baille donc recommence et... Ca y est ! J'ai capté...
Donc soit Platon est un dieu, soit il est mystik, assez pour parler d'1possibilité. Platon n'est pas dupe, non, l'idée de dieu étant dérangeante quand elle est fixe, et que l'on s'amuse à ajouter 1 à la possibilité.
Nitze a cru que l'idée de dieu était cause de son élan solitaire. Car c'est en niant cette idée qu'il s'est trouvé ennemi.
Pour savoir ce qui est 1possible, il faut savoir ce qui est possible, et pour savoir ce qui est possible, il faut tout savoir.
Dieu est un prétexte à l'1possibilité.
Crut dit que tout est possible.
De ce fait il sent ne consent pas.
( Dans ton cul Platon. )
Platon m'énerfe car il donne au lecteur une méthode.
Hors je ne dis pas méthode, je dis mauvais sort. Ou mauvaise sortie.
Que le lecteur lise car il cherche le "comment faire" n'est pas une raison pour que l'auteur le lui offre.
Minute je me relis.
J'ai trop peu de libido pour me réjouir déjà.

" Le jour est fou
La nuit est sauvage
Alors noyons-nous
Et personnages.
Les arbres font les ombres
Nécessaires aux fantômes
Le vent gratte aux fenêtres
Et je lui ouvre."

Les actes. Plator a distingué l'acte au phantôme. ( Merte j'ai envie de faire un braquage ça me détourne c'est à cause du joint ).

Par Amandine - Publié dans : crutland
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /Nov /2006 14:12
L'imaginatif nie la vérité devant lui-même, le menteur seulement devant les autres.

Le remords est, comme la morsure d’un chien sur une pierre, une bêtise.

Tous les gens que l’on appelle pratiques ont une habileté particulière à servir : c’est cela précisément qui les rend pratiques, soit pour les autres, soit pour eux-mêmes. Robinson possédait un serviteur meilleur encore que Vendredi : c’était Crusoé.

Je ne veux plus lire un auteur chez qui l’on remarque qu’il a voulu faire un livre. Je ne lirai plus que ceux dont les idées devinrent inopinément un livre.

Celui qui couche sur le papier ce qu’il souffre devient un auteur triste : mais il devient un auteur grave s’il nous dit ce qu’il a souffert et pourquoi il se repose maintenant dans la joie.

La médiocrité est le plus heureux des masques que l’esprit supérieur puisse porter, parce que le grand nombre, c’est-à-dire le médiocre, ne songe pas qu’il y a là un travestissement — : et pourtant c’est à cause de lui que l’esprit supérieur s’en sert, — pour ne point irriter et, dans des cas qui ne sont pas rares, par compassion et par bonté.

Il y a des hommes si arrogants qu’ils ne savent pas louer un grand homme qu’ils admirent, autrement qu’en le représentant comme un degré ou un passage qui mène jusqu’à eux-mêmes.

Quel que soit le plaisir que nous prenions à habiter dans une petite ville, nous nous sentons poussés, de temps en temps, à cause d’elle, à fuir dans la nature la plus solitaire et la plus cachée : c’est le cas, lorsque nous croyons trop bien connaître la petite ville. Mais alors, pour nous reposer de cette nature, nous finissons par retourner dans la grande ville. Il nous suffit d’en boire quelques gorgées pour deviner la lie qui se trouve au fond de sa coupe, — et le cercle des déplacements recommence, avec la petite ville au début. — C’est ainsi que vivent les hommes modernes : en toutes choses, ils ont un peu trop de profondeur pour être sédentaires, comme les hommes des autres temps.

Nous nous retirons à l’écart, non point peut-être pour quelque raison de mauvaise humeur personnelle, comme si nous n’étions point satisfaits des conditions politiques et sociales du présent, mais bien plutôt pour économiser et amasser, par notre retraite, des forces dont la culture aura plus tard absolument besoin, et cela dans la mesure où le présent d’aujourd’hui sera ce présent et, comme tel, accomplira sa tâche. Nous formons un capital et nous cherchons à le mettre à l’abri, mais de même qu’à des époques tout à fait dangereuses, en l’enfouissant sous terre.

Ne serait-il pas possible de démontrer dans les classes cultivées en Angleterre qui lisent le Times une diminution de 1’acuité visuelle qui irait grandissant de dix ans en dix ans ?

Celui-ci possédait les grandes œuvres, mais son compagnon possédait la grande foi en ces mêmes œuvres. Ils étaient inséparables, mais il était visible que le premier dépendait complètement du second.

Un véritable renard n’appelle pas seulement trop verts les raisins qu’il ne peut atteindre, mais encore ceux qu’il atteint et dont il prive les autres.

L’homme est le plus charitable lorsque l’on vient de lui rendre un grand hommage et qu’il a un peu mangé.

Les hommes se pressent vers la lumière, non pour mieux voir, mais pour mieux briller. On considère volontiers comme une lumière celui devant qui l’on brille.

Immédiatement à côté des hommes tout à fait nocturnes se trouve généralement, comme liée à eux, une âme de lumière. Celle-ci est en quelque sorte une ombre négative que jettent ceux-ci.

Il y a tant de façons subtiles de la vengeance que quelqu’un qui aurait des motifs de se venger pourrait en somme agir comme il lui plairait : tout le monde sera d’accord au bout d’un certain temps pour dire qu’il s’est vengé. La passivité qui consiste à ne pas se venger ne dépend donc pas du bon vouloir d’un homme : celui-ci n’a pas même le droit d’exprimer son désir de ne pas se venger, le mépris de la vengeance étant interprété et considéré comme une vengeance sublime et très sensible. — D’où il résulte qu’il ne faut rien faire de superflu.

C’est justement celui qui est dans son devenir qui ne veut pas admettre le devenir : il est trop impatient pour cela. Le jeune homme ne veut pas attendre jusqu’à ce que, après de longues études, des souffrances et des privations, son image des hommes et des choses devienne complète : il accepte donc de confiance une autre image entièrement terminée et qu’on lui offre, il l’accepte, comme s’il y trouvait d’avance les lignes et les couleurs de son tableau ; il se jette à la face d’un philosophe, d’un poète, et pendant longtemps il faut qu’il fasse des corvées et qu’il se renie lui-même. Il apprend ainsi beaucoup de choses, mais souvent il y oublie aussi ce qui est le plus digne d’être appris — la connaissance de soi-même ; il reste par conséquent un partisan durant toute sa vie. Hélas ! il faut surmonter beaucoup d’ennui et travailler à la sueur de son front jusqu’à ce que l’on ait trouvé ses couleurs, son pinceau, sa toile ! — Et l’on est encore bien loin alors d’être maître de son art de vivre, — mais on travaille du moins, en maître, dans son propre atelier.

Durant qu’il vous arrive quelque chose, il faut s’abandonner à l’événement et fermer les yeux, donc ne pas jouer l’observateur tant que l’on y est. Car cela gâterait la bonne digestion de l’événement : au lieu d’y gagner de la sagesse on y gagnerait une indigestion.

Pour devenir sage, il faut vouloir que certaines choses arrivent dans votre vie, donc se jeter dans la gueule des événements. Il est vrai que c’est très dangereux ; bien des « sages » y ont été dévorés.

C’est peu de chose, lorsque, pour ce qui en est du droit et de la propriété, on est un homme exemplaire, de ne pas prendre de fruits dans un jardin étranger, quand on est encore enfant, ou de ne pas passer sur un pré non fauché quand on a atteint l’âge de raison ; — je choisis mes exemples parmi les petites choses qui, comme on sait, démontrent ce genre de perfection mieux que les grandes. C’est peu de chose : car on n’est alors en somme qu’une « personne juridique », avec ce degré de moralité dont une « société », une agglomération d’hommes est même capable.

Qu’est la vanité de l’homme le plus vain à côté de la vanité que possède l’homme le plus humble qui, dans le monde et la nature, se considère comme « homme » !

Lorsque l’on est arrivé à se trouver soi-même, il faut s’entendre à se perdre de temps en temps — pour se retrouver ensuite : en admettant, bien entendu, que l’on soit un penseur. Car il est préjudiciable à celui-ci d’être toujours lié à une seule personne.

Que celui qui aime à se laisser entraîner et qui désirerait se voir porté vers le ciel prenne garde à ne pas devenir trop lourd : c’est-à-dire qu’il n’apprenne pas trop de choses et surtout qu’il ne se laisse pas envahir par la science. C’est cela qui rend lourd ! — prenez garde, ô enthousiastes !

Satisfaire soi-même autant que possible, ses besoins les plus impérieux fût-ce même d’une façon imparfaite, c’est la façon d’arriver à la liberté de l’esprit et de la personne. Satisfaire, à l’aide des autres, et aussi parfaitement que possible, beaucoup de besoins superflus — cela finit par vous mettre dans un état de contrainte. Le sophiste Hippias qui avait acquis et créé lui-même tout ce qu’il portait, intérieurement et extérieurement, est par là le représentant de ce courant qui aboutit à la plus haute liberté de l’esprit et de la personne. Il importe peu que tout soit également bien travaillé, également parfait : la fierté reprisera les endroits défectueux.

De nos jours on se méfie toujours de celui qui croit en lui-même ; autrefois croire en soi-même cela suffisait pour que les autres croient également en vous. La recette pour trouver créance aujourd’hui c’est : « Ne te ménage pas toi-même ! Si tu veux que ton opinion soit vue sous un jour favorable, commence par allumer ta propre chaumière » !

Par la perspective certaine de la mort, on pourrait mêler à la vie une goutte délicieuse et parfumée d’insouciance — mais, vous autres, singuliers pharmaciens de l’âme que vous êtes, vous avez fait de cette goutte un poison infect, qui rend répugnante la vie tout entière !

On s’égare parfois dans une direction intellectuelle qui est en contradiction avec nos talents ; pendant un certain temps on lutte héroïquement contre le flot et le vent, c’est-à-dire contre soi-même ; on se fatigue et on finit par gémir. Ce que nous accomplissons ne nous fait pas un plaisir véritable, car nos succès nous ont fait perdre trop de choses. Il arrive même que l’on désespère de sa fécondité, de son avenir, lorsque l’on est peut-être en pleine victoire. Enfin, enfin, on finit par retourner en arrière — et maintenant le vent s’engouffre dans notre voile et nous pousse dans notre courant. Quel bonheur ! Combien nous nous sentons certains de la victoire ! Maintenant seulement nous savons ce que nous sommes et ce que nous voulons, maintenant nous nous jurons fidélité à nous-mêmes et nous avons le droit de le faire — puisque nous savons.

Il faut enlever les échafaudages lorsque la maison est construite.

L’héroïsme consiste à faire de grandes choses (ou à ne pas faire quelque chose d’une façon grande), sans avoir, dans la lutte avec les autres, le sentiment d’être devant les autres. Le héros porte avec lui le désert et la terre sainte aux limites infranchissables, où qu’il aille.

Il ne faut pas vouloir vaincre lorsque l’on a seulement la perspective de dépasser son adversaire d’un cheveu. La bonne victoire doit réjouir le vaincu, et avoir quelque chose de divin qui épargne l’humiliation.

Les esprits supérieurs ont de la peine à se délivrer d’une illusion : ils se figurent qu’ils éveillent la jalousie des médiocres et qu’ils sont considérés comme des exceptions. Mais en réalité on les considère comme quelque chose de superflu, dont on se passerait, si cela n’existait pas.
Par Amandine - Publié dans : crutland
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